Maison Veuve Ambal


Depuis 2011, la Maison Veuve Ambal  participe à l'enrichissement des collections du musée en soutenant sa politique d'acquisition.
Le musée expose trois fois par an des images extraites de son fonds sur des thèmes divers au siège de la société à Montagny-les-Beaune.

Maison Veuve Ambal
Le Pré Neuf
21 200 Montagny les Beaune
03 80 25 90 81
www.veuveambal.com

Ouvert du lundi au samedi toute l’année
et le dimanche du 31/03 au 17/11
Horaires 10 h … 13 h / 14 h … 19 h
Entrée libre

Sur un plateau


Collection du musée Nicéphore Niépce

14 septembre ... mars 2019
Inauguration : jeudi 13 septembre à 19h

Le lien unissant la photographie au cinéma n’est plus à démontrer. Le film se nourrit de la photographie. Progrès ultime appliqué à l’image viale mouvement puis le son, le cinéma a surenchéri dans le spectaculaire.

Populaire dès l’origine, le cinéma étend très vite son hégémonie, affiche sa « supériorité » prétendue sur l’image fixe. Pour autant, il n’a pu se départir du rôle essentiel joué par la photographie dans son succès commercial.Les photographies promotionnelles sur la façade et dans le hall des salles obscures, dans la presse généraliste ou spécialisée, sont autant d’images censées informer et inciter le public à venir voir les films. Le cinéma se retrouve donc paradoxalement sous la dépendance de l’image fixe et des récits photographiques placardés aux murs.

Résumer le film à quelques images signifiantes, telle est la mission que l’on va confier au photographe de plateau. Pour ce dernier, il faut, en liaison avec le réalisateur et le producteur, être à même de restituer le plus fidèlement possibleune histoire, une ambiance.  Aussi, faut-il voir dans cette “écriture ” photographique plus qu’une activité singulière, un jeu contraignant, un compromis entre différentes obligations.

Le photogramme ou la photographie de plateau seraient incapables de rendre compte des effets de montage en se moquant du temps filmique. Eisenstein comparait les « belles » photographies de film « à un fatras décousu de jolies phrases » !Faut-il rappeler que ces deux médiums ont partagé et partagent encore des supports et des modes de diffusion communs ?Même s’il a cru s’émanciper de la simplicité de l’objet photographique, il faut bien que le cinéma en convienne, il ne peut s’en passer !

Objet promotionnel, en amont du film ou à sa sortie, à tous les moments de la vied’un long métrage, la photographie assure l’existence du cinéma. Elle l’accompagne, lui donne sa cohérence médiatique et l’établit en l’inscrivant, par la photogravure et l’impression dans l’univers du magazine et du livre.

On attend donc de la photographie qu’elle suscite l’envie du spectateur.  La figure de l’acteur, son visage, va devenir le vecteur privilégié d’une communication axée presqu’exclusivement sur le portrait. Dans un mouvement réciproque, l’acteur livre son image à la photographie, photographie qui elle, transformera l’acteur en icône...