Maison Veuve Ambal


Depuis 2011, la Maison Veuve Ambal  participe à l'enrichissement des collections du musée en soutenant sa politique d'acquisition.
Le musée expose trois fois par an des images extraites de son fonds sur des thèmes divers au siège de la société à Montagny-les-Beaune.

Maison Veuve Ambal
Le Pré Neuf
21 200 Montagny les Beaune
03 80 25 90 81
www.veuveambal.com

Ouvert du lundi au samedi toute l’année
et le dimanche du 31/03 au 17/11
Horaires 10 h … 13 h / 14 h … 19 h
Entrée libre

Cabaret !


Collections du musée Nicéphore Niépce
Du 8 juin au 5 septembre 2018

Une soirée au cabaret, c’est un subtil mélange de danses et de chansons, d’ombres et de lumières, de couleurs et de brillances, d’attendu et de surprise. Entre équilibre et contrastes, les ingrédients savamment dosés font pétiller la soirée, dans un cocktail haut en couleurs !
 
 A la Belle Époque, les grands centres urbains connaissent un essor considérable à la faveur des progrès technologiques et industriels. L’exode rural de la fin du XIXe siècle au profit de l’industrie amène dans les grandes capitales européennes une nouvelle population venue des campagnes. Cette mutation sociale s’accompagne de l’éclosion de nouvelles pratiques de sociabilité urbaines, comme le développement de lieux publics de convivialité. Cafés et cabarets se multiplient.
 
 L’époque est à l’optimisme et à la fête, les cabarets et des théâtres cristallisent cette légèreté nouvelle. Les parisiens, quelques soient leur milieu, vont rire et pleurer au théâtre de boulevard, danser dans les bals à la mode. Dans ces salles se mêle un public hétéroclite, traduisant la diversité sociale des villes. Mais, accusés de favoriser l’ivrognerie et la prostitution, les cafés populaires et les cabarets sont encore parfois dénoncés comme lieux de débauche.
 
 Dans l’histoire de la photographie, les opérateurs se sont très tôt intéressés aux cabarets. L’Enfer est, par exemple, photographié par Atget dès 1898. Ce lieu à l’entrée monstrueuse, et aux décors peints de femmes nues suppliciées, annonce avec dérision les réjouissances qui attendent les clients !
 
 Le cabaret des Folies-Bergère invente après 1886 la version française du « music hall », tandis que le Moulin-Rouge ouvre ses portes en 1889 sur le boulevard de Clichy. De nombreux autres établissements suivent ensuite : Le Néant, La Lune Rousse, Le Chat Noir, Le Lapin agile, le Pigall’s, …
 
 Les nuits parisiennes sont animées par les danseuses de cancan. Elles font tourbillonner leurs jupons à froufrous et tourner la tête aux hommes. La Môme, Nini Patte en l’air, Muguet la limonière, Grille d’égouts ou La Goulue mènent le « chahut ». Les photographes immortalisent à l’envi ces scènes audacieuses.
 
 Après la Première Guerre mondiale, l’industrie du spectacle s’empare de ces lieux.
 Les cabarets deviennent plus luxueux et sont réservés à un public plus aisé. Les revues s’admirent devant un dîner gastronomique. Paillettes et démesure caractérisent ces nouveaux spectacles, plus libérés, qui mettent en scène l’art de l’effeuillage.
 Les photographies deviennent alors les outils de la promotion des lieux et des spectacles. Elles servent aux affiches, programmes, articles de presse. Hautes en couleurs, elles font rêver et suscitent l’envie du spectateur.

Sur un plateau


Collection du musée Nicéphore Niépce

14 septembre ... mars 2019
Inauguration : jeudi 13 septembre à 19h

Le lien unissant la photographie au cinéma n’est plus à démontrer. Le film se nourrit de la photographie. Progrès ultime appliqué à l’image viale mouvement puis le son, le cinéma a surenchéri dans le spectaculaire.

Populaire dès l’origine, le cinéma étend très vite son hégémonie, affiche sa « supériorité » prétendue sur l’image fixe. Pour autant, il n’a pu se départir du rôle essentiel joué par la photographie dans son succès commercial.Les photographies promotionnelles sur la façade et dans le hall des salles obscures, dans la presse généraliste ou spécialisée, sont autant d’images censées informer et inciter le public à venir voir les films. Le cinéma se retrouve donc paradoxalement sous la dépendance de l’image fixe et des récits photographiques placardés aux murs.

Résumer le film à quelques images signifiantes, telle est la mission que l’on va confier au photographe de plateau. Pour ce dernier, il faut, en liaison avec le réalisateur et le producteur, être à même de restituer le plus fidèlement possibleune histoire, une ambiance.  Aussi, faut-il voir dans cette “écriture ” photographique plus qu’une activité singulière, un jeu contraignant, un compromis entre différentes obligations.

Le photogramme ou la photographie de plateau seraient incapables de rendre compte des effets de montage en se moquant du temps filmique. Eisenstein comparait les « belles » photographies de film « à un fatras décousu de jolies phrases » !Faut-il rappeler que ces deux médiums ont partagé et partagent encore des supports et des modes de diffusion communs ?Même s’il a cru s’émanciper de la simplicité de l’objet photographique, il faut bien que le cinéma en convienne, il ne peut s’en passer !

Objet promotionnel, en amont du film ou à sa sortie, à tous les moments de la vied’un long métrage, la photographie assure l’existence du cinéma. Elle l’accompagne, lui donne sa cohérence médiatique et l’établit en l’inscrivant, par la photogravure et l’impression dans l’univers du magazine et du livre.

On attend donc de la photographie qu’elle suscite l’envie du spectateur.  La figure de l’acteur, son visage, va devenir le vecteur privilégié d’une communication axée presqu’exclusivement sur le portrait. Dans un mouvement réciproque, l’acteur livre son image à la photographie, photographie qui elle, transformera l’acteur en icône...